À la découverte de l’architecture contemporaine de Bordeaux

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À la découverte de l’architecture contemporaine de Bordeaux

Aujourd’hui nous vous invitons à partir à la découverte du Bordeaux des XXe et XXIe siècles.

Pour cela, nous vous proposons, au départ de notre hôtel, le Best Western Premier Bordeaux Bayonne Etche-Ona, un circuit à faire à pied ou à vélo. Il vous permettra de découvrir des bâtiments emblématiques de Bordeaux, très différents de ceux pour lesquels près de la moitié de la ville a été classée au patrimoine Mondial de l’Unesco en 2007. Car lorsqu’on parle de Bordeaux, on évoque immanquablement les magnifiques façades de la Place de la Bourse et des quais de part et d’autre, ainsi que tous les superbes hôtels particuliers du XVIIIe siècle.

Mais la ville s’est tournée résolument vers le futur. De nouveaux quartiers sont apparus, des bâtiments anciens ont été rénovés par des architectes audacieux et des édifices innovants ont été construits. Une jolie preuve que Bordeaux a réussi à concilier passé, présent et futur.

Carte du circuit :

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Résumé du parcours : 16,5 km – 3h à pied ou 1h à vélo.
Stations VCub les plus proches de l’hôtel Bordeaux Bayonne Etche-Ona : Place Gambetta, Place des Quinconces, Quai Louis XIII, Quai de la Douane

Vous souhaitez raccourcir un peu cette boucle ? Après le pont Chaban-Delmas (arrêt n°5 sur la carte), ne traversez pas la Garonne, mais rentrez en longeant les quais de la rive gauche. Cela vous permettra de découvrir le Hangar 14 et la Galerie couverte de l’îlot des Chartrons.

 

Arrêt n°1 : Résidence Arc-en-Ciel, 127 avenue Emile Counord

Immeuble multicolore, cylindrique, ponctué de box-terrasses, conçu par l’architecte Bernard Bühler en 2010. Cet architecte a imaginé et conçu des immeubles résolument contemporains à Bordeaux et en France (voir notamment la Résidence Fulton à Paris 13e).

 

Arrêt n°2 : l’Ecoquartier Ginko, rive Est du Lac de Bordeaux 

L’écoquartier Ginko a été conçu par les urbanistes Christian Devillers et Olivier Brochet. Ginko a été conçu comme un projet exemplaire en matière environnementale et architecturale, aux qualités paysagères remarquables.

 

Arrêt n°3 : MMM, le Musée Mer Marine, 89 rue des Étrangers, Bordeaux

Le Musée de la Mer et de la Marine, alias MMM, situé sur le site des Bassins à Flot, sera inauguré ce printemps 2019. Mais il propose d’ors et déjà des expositions temporaires. Le promoteur bordelais Norbert Fradin, passionné de la mer, en a posé la première pierre en avril 2016. L’architecte Olivier Brochet en a dessiné les plans, soit un ensemble de 13 000m2, dont 6 500m2 de salles d’exposition et 3 000m2 de jardins suspendus. Norbert Fradin qualifie de très originale  la technique de construction du MMM : ”on vise à limiter le plus possible les murs porteurs”.

Le manuscrit original de “20.000 lieues sous les mers” de Jules Verne sera une des pièces maîtresses du musée. Un aquarium géant, à dominante numérique, sera construit, d’ici 2 ans, sur la rive droite. Le public sera ainsi mis en immersion sous la mer grâce à des technologies numériques. Une annexe sera construite dans la citadelle de Blaye, dédiée principalement à l’estuaire.

Musée de ma mer marine Bordeaux

Arrêt n°4 : La Cité du Vin, Esplanade de Pontac, 134 quai de Bacalan, Bordeaux

Désormais indissociable de Bordeaux, La Cité du Vin a été imaginée, placée et construite comme un hymne au vin. Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, en collaboration avec l’agence anglaise de scénographie Casson Mann Limited, l’ont conçue toute en courbes, d’un seul tenant. Elle évoque le mouvement du vin dans le verre que le dégustateur fait tourner pour en dégager les arômes et apprécier sa couleur. On peut y voir aussi la forme d’un cep de vigne.

Elle a été construite en bord de Garonne à l’emplacement des anciennes forges du port maritime de Bordeaux. Avec ses 55 m de hauteur, sa tour se dresse comme une vigie aux portes de la ville. Sa façade, constituée de panneaux de verre sérigraphiés et d’aluminium irisé, capte toutes les variations de la lumière.

Le rez-de-chaussée abrite une cave de 9 752 bouteilles de quelques 88 pays, des espaces de restauration et une boutique. Le 1er étage est consacré aux expositions temporaires et offre un salon de lecture, des ateliers de découvertes du vin et un auditorium. C’est au 2ème étage que se situe l’exposition permanente, le parcours initiatique, l’odyssée sensorielle et gustative. Au 7ème étage, un restaurant panoramique (Le 7) vous permettra de vous régaler en admirant la vue sur la ville et la Garonne. La visite s’achève au 8ème étage par une dégustation de deux vins différents comprise dans le prix du billet (20€) et quelques pas sur le belvédère offrant une vue à 360°.

 

Arrêt n°5 : Le Pont Chaban-Delmas, au niveau du 91 quai Bacalan, Bordeaux

Surnommé affectueusement le pont « Ba-Ba » par les Bordelais parce qu’il relie le quartier de Bacalan (rive gauche) à celui de la Bastide, c’est un pont levant futuriste, conçu par le cabinet d’architectes Lavigne. Il a été mis en service le 18 mars 2013. La circulation des piétons et des 2 roues s’y fait en toute sécurité car les pistes sont aménagées à l’extérieur des pylônes, donc bien séparées des voitures, qui, elles, circulent à l’intérieur. La travée levante s’élève pour laisser passer navires de croisière et grands yachts, et la circulation est alors interrompue pendant 2 heures.

Il est élégant et superbe au coucher du soleil et lorsque les milliers de lampes DEL des 4 pylônes changent de couleur, passant du bleu outremer à marée haute au vert Véronèse à marée basse. Cet éclairage magnifique est signé Yann Kersalé, “l’artiste de la lumière”.

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À partir de là, deux solutions s’offrent à vous :

  • Solution A : vous traversez la Garonne et vous la longez jusqu’au “pont de pierre”, voire quelques mètres plus loin
  • Solution B : vous optez pour le trajet plus court en longeant la rive gauche sur le quai des Chartrons.

 

Arrêt n°6 : La Bastide (rive droite)

Ce quartier est en plein développement démographique et économique. Promenade agréable, dans un quartier bohème, entre prés, jardins, dont le Jardin Botanique de Bordeaux, et aperçus sur le quai opposé et ses façades tantôt futuristes tantôt néo-classiques. Vous y verrez quelques bâtiments modernes intéressants, tels que celui du Pôle Universitaire des Sciences de Gestion, au 35 avenue Abadie, Bordeaux. Et, le long du fleuve, un ensemble de pyramides en construction.

Peu après le pont de pierre (désormais interdit aux voitures), toujours sur la rive droite, vous pourrez admirer la Caserne des Pompiers de La Benauge, au 1 rue de la Benauge.

Si vous connaissez Royan, vous reconnaîtrez dans cette caserne la signature de l’architecte de la reconstruction de cette ville bombardée en 1945. Il s’agit du bordelais Claude Ferret, qui, inspiré par des photos d’un nouveau quartier de Belo Horizonte, au Brésil, a décidé d’utiliser ces audaces pour reconstruire Royan : murs ondulés, percés ou inclinés, couleurs vives, etc.

La caserne de La Benauge a été construite entre 1950 et 1954. Ferret conçoit plusieurs bâtiments organisés autour d’une cour. Celui des logements, construit en bord de Garonne, comporte un plateau aéré, sorte de rue posée sur des pilotis entre les logements et le garage. On y retrouve les couleurs de Royan, rouge pour les fonds de loggia, jaune citron  pour les avancées des chambres. La caserne de la Benauge a été labellisée “Patrimoine du XXe siècle” et inscrite aux Monuments Historiques en 2014.

 

Alternative plus courte : si vous décidez de ne pas traverser la Garonne au Pont Chaban-Delmas, vous longerez les quais rive gauche vers l’est.

Le Hangar 14, situé au 115 quai des Chartrons, est l’un des rescapés des 12  hangars construits entre 1931 et 1934, en pleine activité du port de Bordeaux. Il a été restauré par les agences Flint et Lanoire & Courrian. Côté fleuve, la façade est tout en transparence et ouvertures. A l’étage, un deck en ipé est relié à la promenade piétonne par une série d’escaliers obliques. L’édifice accueille des manifestations commerciales et culturelles.

hangar 14

Arrêt n° 7 : La Galerie Couverte de l’îlot des Chartrons, 89 quai des Chartrons.

Cette galerie a été conçue par les architectes Cécile et Michel Moga. L’îlot des Chartrons était un ensemble de maisons à chai de négociants, comportant, côté quai, les bureaux du négociant en rez-de-chaussée, une habitation à l’étage, puis, au fond, une cour, un deuxième bâtiment, une autre cour et un chai. Un ”courroir”, sorte de couloir sans toit, permettait la circulation des employés, des barriques et des bouteilles de vin.

Ces immeubles ont été laissés à l’abandon pendant la première moitié du XXe siècle, puis réhabilités dans les années 1990 en bureaux, boutiques, logements, espaces verts et une galerie couverte. Vous pourrez admirer l’escalier du n°88 depuis le courroir de la galerie 89, quai des Chartrons. Mais c’est surtout la Galerie Couverte du n°89 que nous invitons à découvrir. On l’appelle Les Chais de Luze. Entrez et vous verrez une superbe verrière et d’étranges cubes rouges encastrés dans la pierre. Observez sur les murs la trace ronde des barriques et imaginez les chais d’autrefois.

En suivant le quai vers l’est, vous pourrez pousser jusqu’au célèbre miroir d’eau, oeuvre de l’architecte paysager Michel Courajoud (lire l’article dédié du 31 octobre 2017).

Remontez ensuite vers l’hôtel en empruntant la rue Saint Rémy jusqu’à la Porte Dijeaux, puis tournez à droite Place Gambetta, encore à droite Cours de l’Intendance et vous pourrez vous reposer dans votre chambre douillette 🙂

 

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